Tartar without the sauce: Dental adventures in Canada and abroad/Le tartre sans la sauce : aventures dentaires au Canada et à l’étranger

For Anne/ Pour Anne

When I was about five years old, growing up in Georgetown, Ontario, a first visit to the dentist yielded the most perplexing diagnosis: I was afflicted with tyrannical tartar.

 

Now in our home, in honour of my mom’s vestigial Catholicism, combined with her ardent desire to be a contemporary 1950s housewife, we always ate fish sticks on Fridays, accompanied by frozen French fries … and tartar sauce.

I was convinced that my teeth issues, which so perplexed our local dentist, were linked to the delectable sauce that enhanced our oceanic end-of-the-week treats.

 

Of course I soon learned that this dental tartar was altogether less fishy, being of a much more mineral nature.

 

And thus began an ongoing process of relentless hectoring and Herculean excavation that has lasted nearly 70 years. To no avail.

 

Each time I visit a new dental centre, I get the flossing lecture, accompanied by all manner of suggested Medieval prods, tools, and devices, along with sample flosses, lessons on how to insert, scrape, and tug these rope-like accoutrements, and reprimands for my deficient dental hygiene.

 

Innovative mouth washes and stupendous state-of-the art toothpastes are also thrust upon me, all of them to be diligently stored in the dental hygiene nook set aside in our home.

 

My accumulated tartar accumulations have always begat the strenuous efforts of the most muscular hygienists, who supplement their ferocious hacking and wrenching  with the use of equipment resembling forklifts, mini bulldozers, and front end loaders…

Until my wife and  I moved to France, supposedly for life,  and we learned that…

 

The Gallic approach to dental hygiene is basically benign or hostile neglect. In fact, dental hygienists do not exist in the birthplace of Moliere. Harried and underpaid dentists are instead lumbered with the teeth cleaning and scaling duties that they despise more than an inferior slab of Brie cheese. Our first dentist in Dijon, a rude and vicious harridan, basically told me not to come back for a cleaning for three to five years, but not before she assembled a group of her clinic colleagues around my prostrate body, laid out like a slab of boeuf tartare on the reclining dental chair, curtly ordered me to open my mouth wide, and announced in a stentorian rasp, “Look here. A Canadian mouth. Compare that to a rotting French orifice.” Obviously the massive tartar and plaque accretions that had caused such consternation in our home and native land were a mere bagatelle in a nation where dental hygiene was frozen in the era of Asterix.

We’re now back in Canada of course and the latest iteration of tartar excavation has been by far the funniest. I have had the great good fortune of discovering a dental clinic here in Ottawa, Wellington Dental Care, which is infused with an atmosphere of tolerance, respect, and good humour. The banter begins with the kindly receptionist, who threatens truant patients with fines by text message but who enjoys being teased for her zeal.  From the gentle, thorough, and nimble hygienists to our chipper dentist Dr. K, I’ve at last been treated by professionals who respect the vagaries of my ancient mouth and my futile efforts to dredge its fossilized tartar deposits.

 

For more text and images from last year, click here:

https://robertmcbrydeauthor.com/terminal-tartar/

 

This post is dedicated to my wife Anne, who has asked for a funny story. All her life she has been plagued by dental issues triggered by trigeminal neuralgia and now is a victim of glioblastoma, an aggressive and incurable form of brain cancer.

 

https://www.mayoclinic.org/diseases-conditions/trigeminal-neuralgia/symptoms-causes/syc-20353344

 

https://my.clevelandclinic.org/health/diseases/17032-glioblastoma

Le tartre sans la sauce : aventures dentaires au Canada et à l’étranger

Pour Anne

Quand j’avais environ cinq ans, alors que je grandissais à Georgetown, en Ontario, ma première visite chez le dentiste m’a valu un diagnostic des plus déroutants : J’étais  victime du pire tartre dentaire qui n’ait jamais envahi un orifice humain.

 

À la maison, en l’honneur du catholicisme vestigial de ma mère, combiné à son ardent désir d’être une femme au foyer contemporaine des années 1950, nous mangions toujours des bâtonnets de poisson le vendredi, accompagnés de frites surgelées… et de sauce tartare.

J’étais convaincu que mes problèmes dentaires, qui déconcertaient tant notre dentiste local, étaient liés à cette délicieuse sauce qui agrémentait nos friandises océaniques du week-end.

 

Bien sûr, j’ai vite compris que ce tartre dentaire n’avait rien à voir avec le poisson, mais qu’il était d’une nature beaucoup plus minérale.

 

C’est ainsi qu’a commencé un processus incessant de harcèlement et de fouilles herculéennes qui dure depuis près de 70 ans. En vain.

 

Chaque fois que je me rends dans un nouveau centre dentaire, j’ai droit à un cours sur l’utilisation du fil dentaire, accompagné de toutes sortes de suggestions d’instruments, d’outils et d’appareils médiévaux, ainsi que d’échantillons de fil dentaire, de leçons sur la manière d’insérer, de gratter et de tirer ces accessoires ressemblant à des cordes, et de réprimandes pour mon hygiène dentaire déficiente.

 

On me recommande également des bains de bouche innovants et des dentifrices ultramodernes, que je dois tous ranger soigneusement dans le coin de la maison réservé à l’hygiène dentaire.

Mon tartre accumulé nécessite les efforts acharnés des hygiénistes les plus musclés, qui complètent leur travail de coupe et d’arrachage féroce par l’utilisation d’équipements ressemblant à des chariots élévateurs, des mini-bulldozers et des chargeuses frontales…

Jusqu’à ce que mon épouse et moi déménagions en France où nous apprenions que…

 

L’approche gauloise de l’hygiène dentaire est fondamentalement hostile. En fait, les hygiénistes dentaires n’existent pas dans la patrie de Molière. Les dentistes, harcelés et sous-payés, sont chargés du nettoyage et du détartrage des dents, tâches qu’ils détestent plus qu’un morceau de brie de mauvaise qualité. Notre première dentiste à Dijon, une mégère grossière et vicieuse, m’a dit de ne pas revenir pour un nettoyage avant trois à cinq ans, mais pas avant d’avoir rassemblé un groupe de ses collègues autour de mon corps prostré, étendu comme un morceau de bœuf tartare sur le fauteuil dentaire inclinable, m’ordonnant sèchement d’ouvrir grand la bouche et annonçant d’une voix rauque et tonitruante : « Regardez ici. Une bouche canadienne. Comparez cela à un orifice français pourri. » De toute évidence, les énormes accumulations de tartre et de plaque dentaire qui avaient causé tant de consternation dans notre pays natal n’étaient qu’une bagatelle dans une nation où l’hygiène dentaire était restée figée à l’époque d’Astérix.

Nous sommes maintenant de retour au Canada et la dernière opération de détartrage a été de loin la plus drôle. J’ai eu la grande chance de découvrir une clinique dentaire ici à Ottawa, Wellington Dental Care, qui baigne dans une atmosphère de tolérance, de respect et de bonne humeur. Les plaisanteries commencent avec la réceptionniste aimable, qui menace les patients absents de leur envoyer des amendes par SMS, mais qui aime être taquinée pour son zèle. Des hygiénistes douces, minutieuses et agiles à notre dentiste Dr K, toujours de bonne humeur, j’ai enfin été traité par des professionnels qui respectent les caprices de ma bouche ancienne et mes efforts futiles pour déterrer ses dépôts de tartre fossilisés.

Votre ami,

Robert

https://robertmcbrydeauthor.com/

Pour plus de texte et d’images de l’année dernière, cliquez ici :

https://robertmcbrydeauthor.com/terminal-tartar/

 

Ce billet est dédié à mon épouse Anne, qui m’a demandé une histoire drôle. Toute sa vie, elle a souffert de problèmes dentaires causés par une névralgie du trijumeau et elle est aujourd’hui atteinte d’un glioblastome, une forme agressive et incurable de cancer du cerveau.

 

https://www.merckmanuals.com/fr-ca/professional/troubles-neurologiques/troubles-neuro-ophtalmologiques-et-des-nerfs-cr%C3%A2niens/n%C3%A9vralgie-du-trijumeau

 

https://www.braintumour.ca/fr/types_de_tumeurs_cerebrales/glioblastome/