Becoming Jean Chrétien 1982-2025/ Devenir Jean Chrétien 1982-2025
La version française de ce récit suit immédiatement la version anglaise.
One very early morning of November 1982 in Quebec City, I was awakened by the screams of our eight-month old baby, who called for his parents’ attention every couple of hours with the howls of a mad banshee. The neighbours in the apartment below loved us for it.
Before staggering to our son’s crib, I glanced at myself in a mirror.
The whole left side of my face was drooping and sagging like a perpetually deflating balloon, with one eyebrow having decided to go on vacation, the mouth curved lopsidedly; I had become a ghoulish cartoon character with a countenance coalescing into a grotesque rictus.
I was diagnosed with stress-induced Bell’s palsy.
(In his youth, former Canadian prime minister Jean Chrétien suffered an attack of Bell’s palsy, permanently leaving one side of his face partially paralysed. Chrétien used this in his first Liberal leadership campaign, saying that he was “One politician who didn’t talk out of both sides of his mouth.”)
https://my.clevelandclinic.org/health/diseases/5457-bells-palsy
In those days, my wife Anne and I were severely sleep deprived due to the constant nocturnal caterwauling of our pint-sized leather-lunged offspring.

And I was about to lose my job.
The Parti Québécois government of the day, led by the chain-smoking nationalist premier, René Lévesque, had just introduced legislation that included wage cuts of nearly 20%, along with increased workloads and reduced job security. As a junior teacher, I was slated for the firing squad.

And hence the paralysed face, triggered by the perspective of a lost livelihood in an age of austerity and with a newborn baby in tow.

This week, nearly 45 years later, Bell’s palsy has returned in earnest, the product of an impending loss that makes unemployment seem a godsend: the disappearance of my darling wife Anne, who is being stolen away by incurable brain cancer, glioblastoma, a cruel and stealthy thief that can’t be voted out of office.
Devenir Jean Chrétien 1982-2025
Un matin très tôt, en novembre 1982, à Québec, j’ai été réveillé par les cris de notre bébé de huit mois, qui réclamait l’attention de ses parents toutes les deux heures en hurlant comme une banshee enragée. Les voisins de l’appartement du dessous nous adoraient pour cela.
Avant de me diriger en titubant vers le berceau de notre fils, je me suis regardé dans un miroir.
Tout le côté gauche de mon visage était affaissé et tombant comme un ballon qui se dégonfle, un sourcil avait décidé de prendre des vacances, ma bouche était tordue, je ressemblais à un personnage de dessin animé dont le visage se transformait en un rictus grotesque.
On m’a diagnostiqué une paralysie de Bell due au stress.
(Dans sa jeunesse, l’ancien Premier ministre canadien Jean Chrétien a souffert d’une attaque de paralysie de Bell, qui a laissé un côté de son visage partiellement paralysé de façon permanente. Chrétien s’en est servi dans sa première campagne pour la direction du Parti libéral, en disant qu’il était « un politicien qui va parler des deux côtés de la bouche… sans mentir pour autant ».)
À cette époque, mon épouse Anne et moi étions gravement privés de sommeil en raison des cris nocturnes incessants de notre progéniture, qui avait des poumons aussi puissants que des poulets.
Et j’étais sur le point de perdre mon emploi.
Le gouvernement du Parti québécois de l’époque, dirigé par le premier ministre nationaliste et fumeur invétéré René Lévesque, venait d’adopter une loi prévoyant des réductions salariales de près de 20 %, une augmentation de la charge de travail et une diminution de la sécurité d’emploi. En tant qu’enseignant débutant, j’étais sur la sellette.

D’où mon visage paralysé, provoqué par la perspective de perdre mon gagne-pain à une époque d’austérité et avec un nouveau-né à charge.
Cette semaine, près de 45 ans plus tard, la paralysie de Bell est revenue en force, conséquence d’une perte imminente qui fait passer le chômage pour une aubaine : la disparition de ma chère épouse Anne, emportée par un cancer incurable du cerveau, un glioblastome, un voleur cruel et furtif qui ne peut être destitué par un vote.

Ton ami/ Your friend,
Robert
https://robertmcbrydeauthor.com/
https://www.montrealgazette.com/entertainment-life/article381683.html

